VIDÉOS

Conférence de la SÉNA du 8 janvier 2021 

Josette Galiègue, conservateur en chef honoraire Sylvie Harburger, fille de l’artiste, auteure du Catalogue raisonné

" Francis HARBURGER : À la découverte d’un artiste aux talents multiples "

Francis Harburger, né le 17 février 1905 à Oran (Algérie), arrive à Paris en 1921. Élève de l’École nationale des Arts décoratifs puis des Beaux-arts, il est en 1928, le premier peintre, pensionnaire de la Casa Velázquez de Madrid. Après un premier atelier rue Campagne Première à Montparnasse, il s’installe à Montmartre en 1933. En 1940, il subit les lois antisémites de Vichy et quitte Paris pour Alger. Après la guerre, Harburger s’engage dans de nouvelles recherches artistiques. Une importante exposition organisée par les musées de Roubaix, Beauvais et Trouville-sur-Mer en 2008-2009, met en valeur son œuvre. Francis Harburger, formé au double cursus de l'art décoratif et des beaux-arts maîtrise de nombreuses pratiques plastiques. Il réalise en 1977 une médaille pour La Monnaie de Paris.

 

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Conférence de la SÉNA du 4 décembre 2020

Jean-Patrick Duchemin (Université de Lille)

" Les dépôts de monnaies en sépultures : archéologie d’un rite "

Depuis de nombreuses années, l'étude des monnaies découvertes en contextes funéraires butte sur un écueil : les éléments textuels sur l'obole à Charon suffiraient à expliquer les pratiques effectivement constatées de façon directe lors de la fouille de sépultures. Or, l'importante variabilité des faits observés, dans le temps, l'espace ou les aspects précis attestent bien qu'une étude concrète basée sur des observations archéologiques précises est nécessaire pour documenter ce fait archéologique. En effet le raisonnement circulaire lié à la notion « d’obole », héritage d'une vision ancienne constitue de fait une impasse pour qui souhaite réfléchir aux pratiques rituelles des sociétés passées.

La qualité de l'investigation vers laquelle tend aujourd’hui l’archéologie rend accessible bon nombre de vestiges correspondant aux traces matérielles laissées par les activités rituelles. C’est à partir de ces traces que nous proposons aujourd’hui de baser nos raisonnements. Toutefois, la multiplicité des attitudes que l’archéologie met en évidence risque de rendre cette reconstruction des pratiques religieuses décevante si l’on continue de faire appel pour leur interprétation à des théories dépassées, plutôt que de poser aux faits matériels des questions pertinentes. Il convient donc de travailler désormais avec des concepts théoriques correctement redéfinis qui permettront d’éviter à la fois contresens et anachronismes.

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